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Aperçu de la série : The Good Place

Gros coup de cœur de ces dernières années. J’aime la forme et le fond de cette série ! Et je vais commencer par parler de la forme. Série comique au format court de 20 minutes, avec trois saisons dont la dernière qui est toujours en cours. Je le dis tout de suite, les acteurs sont formidables, car les rôles ne sont pas faciles tellement les personnages sont des caricatures… Dit comme cela, ça ne vend pas du rêve je le conçois. En fait, clairement ça peut devenir insupportable pour certains j’imagine. Not for me.

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Aperçu du livre : 7 jours en Inde avec Satprem

Le livre « 7 jours en Inde avec Satprem » a été pour moi, une bonne surprise. Je suis tombé dessus complétement par hasard, pendant une ballade à Bordeaux lors du 22ème salon du livre moderne & ancien. J’ai pris ce livre car j’avais déjà lu un livre de Satprem : Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience. Livre qui m’a paru très intéressant dans la réflexion de fond, surtout dans l’idée du mental cellulaire. Ce livre est la retransmission de plusieurs entretiens enregistrés pour une émission sur France-Culture. L’interview a été menée par Frédéric de Towarnicki en 1980.

Satprem est Français (Cocorico !) et ce livre a pour but de raconter son parcours de vie, les différentes aventures qu’il a vécues et son long passage à l’ashram de Sri Aurobindo et de Mère. Tout commence à son enfance en Bretagne avec son histoire d’amour à l’âge de 9 ans avec la mer. Se retrouver sur un bateau, lui fait ressentir un profond sentiment de liberté qui va le marquer toute sa vie. A tel point, qu’il va rechercher toute sa vie le « secret » lié à ce sentiment. Pourquoi seulement le ressentir dans des occasions aussi spécifiques que sur l’eau ?

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Aperçu de la série : The Expanse

Habituez-vous dès maintenant, je vais aussi parler de séries dans ce Blog. Eh oui, tout peut être sujet à la remise en question ! On croit à défaut qu’il faut lire un livre pour devenir intelligent. Cette image est d’ailleurs souvent vécue comme un complexe par de nombreuses personnes, et tout cela car dans les stéréotypes officiels la personne intelligente a des lunettes et lit des livres. Oui, lire des livres ça nique les yeux. Les gens qui font des études vous le diront ! Bon ok, pas que les livres. Avoir un champ de vision non étendu avec une fixation fixe devant soi rend les yeux feignants. Mais c’est pas de ça dont je veux parler.

The Expanse est une série de 2015 de trois saisons actuellement. Produit par Syfy, la série a été annulée et heureusement sauvée par Amazon qui produit la quatrième saison. J’espère, et ça peu importe le nombre de saisons, que cette série aura la fin qu’elle mérite. C’est très rare les séries qui finissent avec un bon épisode (le seul bon exemple que j’ai c’est la série « The Shield » ). The Expanse, de quoi ça parle ?

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Aperçu du livre – Le catharisme : l’histoire des cathares

Suite du livre « Le catharisme : la religion des cathares », ce livre « le catharisme : l’histoire des cathares » se concentre uniquement sur ce qui constitue l’histoire des cathares et des bogomiles. L’histoire, dans un sens large, en se basant sur des renseignements d’aujourd’hui, qui sont pour certaines époques très minces. Je pensais vraiment que l’auteur allait se concentrer sur des personnalités plus ou moins connues de cette époque et qu’il aurait retracé leurs histoires avec le contexte, un peu comme René Nelli.

Déception pour moi, car ce n’est « presque » pas le cas. Il reprend la même structure que celle du premier livre, celle qui pour moi avait été difficile à suivre. Beaucoup de noms, de faits historiques ennuyants pour un néophyte. Ce qui n’est pas dérangeant en soi, juste ces deux livres ne sont pas fait pour moi à mon niveau actuel de connaissance sur ces sujets. Niveau de connaissances que je n’aurai sûrement jamais d’ailleurs car, venant du sud de la France, j’ai seulement envie de connaitre l’histoire méridionale des cathares Albanenses. Ce livre s’adresse clairement à des personnes qui s’intéressent à tous les pays où les cathares et donc le catharisme s’est développé. Toutefois, il faut déjà être très calé sur l’histoire des dits pays, c’est indispensable.

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Aperçu du livre : Commentaires sur la vie – Qui êtes-vous ?

Commentaires sur la vie fait parti des premiers livres sortis sur les causeries de Jiddu Krishnamurti. Les propos ont était recueillis par Desikacharya Rajagopal qui a été l’associé de Krishnamurti pendant plusieurs décennies. Je tiens à le souligner car il y a eu sur ce livre vraiment un très gros travail de mise en forme de « l’enseignement » qui, même plus de cinquante ans après la publication de ce livre, est toujours autant empli de sagesse et d’intelligence.

« L’esprit va du connu au connu, et il ne peut pas atteindre l’inconnu. Vous ne pouvez pas pensez à quelque chose que vous ne connaissez pas ; c’est impossible. Ce à quoi vous pensez vient du connu, du passé, que ce passé soit très reculé ou qu’il ne date que de la seconde précédente. Ce passé est pensé, modelé et conditionné par les nombreuses influences, il se transforme selon les circonstances et les nécessités, mais il demeure toujours une opération du temps. La pensée ne peut qu’affirmer ou nier, elle ne peut ni chercher ni découvrir quelque chose de nouveau. La pensée ne peut pas rencontrer le nouveau ; mais quand la pensée se tait, alors il peut y avoir le nouveau… »

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Aperçu du livre « Le Catharisme : La religion des cathares »

Le catharisme : la religion des cathares est très difficile à lire. Ce n’est pas une histoire mais une somme de connaissances sur ce qui nous reste des rites et croyances du catharisme, et mieux vaut connaître un peu le sujet avant de se plonger dans ce livre. Jean Duvernoy fait l’impasse sur l’explication historique des personnes dont les écrits nous sont parvenus à notre époque. Je vous fait un pêle-mêle de noms avec un lien pour palier à ce manque pour les néophytes : Anselme d’Alexandrie, Pierre Authié, Guillaume Bélibaste, Eckbert de Schönau, Innocent III, Jean de Lugio, Rainier Sacconi et le prêtre Comas.

J’aime maintenant à penser que mes articles sont indispensables pour la compréhension d’un livre. Non, ne me remerciez pas. Hum.

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Aperçu du livre : La voie directe

La voie directe est ce qu’on peut dire un condensé succinct d’une partie de l’enseignement de Râmana Mahârshi. C’est un petit livre « tout mignon » d’à peine 120 pages. Ça me fait penser à la mode des résumés de livre depuis quelques années. Comme si lire un résumé, augmente notre capacité d’apprentissage. Ce qui n’est pas le cas pour plusieurs raisons, mais comme je n’ai pas envie de faire de généralités, je ne vais parler que de mon cas. A vous de voir si cela vous correspond aussi.

La raison c’est que je retiens qu’une infime partie de ce que je lis. Si je fais le bilan de mes lectures, par livre je retiens que deux voir trois idées qui m’ont marquées mais que je ne choisis pas. Les idées que je retiens sont souvent bien développées sur une ou deux pages et l’auteur dans son livre a l’occasion de revenir dessus. Avec un résumé, les idées seront présentées que dans un court paragraphe et il va être beaucoup plus compliqué pour moi de m’en imprégner. Après il y a des exceptions, des fois seulement une phrase peut considérablement me marquer.

« Toutes les activités par lesquelles le corps doit passer dès sa naissance sont prédestinées. Elles ne s’arrêtent pas en les refusant ou en acceptant. La seule liberté que vous avez est de tourner votre mental vers l’intérieur et de vous détacher de ces activités. Personne ne peut dire pourquoi seule cette liberté et aucune autre liberté n’est laissée à l’homme. »

L’enseignement du Mahârshi, insiste beaucoup sur un point qui pour lui, est très important : découvrir sa véritable identité avec la fameuse question « Qui suis-je ? ». Question fondamentale où la réponse ne se trouve pas dans nos passions, notre famille, ou tout ce qui est à l’extérieur de nous. C’est l’introspection pour trouver la racine des « pensées-Je ».

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Aperçu du livre « Le bonheur d’être soi-même »

Ce petit livre « Le bonheur d’être soi-même » de 280 pages se lit rapidement, le texte n’est pas écrit petit et est bien aéré. Le livre est sorti en 2003 par une auteure qui a « du vécu » si on peut dire ! Denise Desjardins est née en 1923, elle a un long parcours d’avancements sur sa voie spirituelle et a ouvert en 1974 un Ashrâm en Auvergne avec son ancien mari Arnaud Desjardins, lui aussi écrivain qui a eu plus de succès (il a écrit plus d’une quarantaine de livres dont beaucoup sont publiés en édition de poche) et a eu une liaison avec Dalida. C’est pour dire que ces deux personnes sont d’un autre siècle. Et pourtant, les messages dans leurs livres sont toujours emplis d’une grande sagesse, toujours d’actualité.

Le titre du livre « Le bonheur d’être soi-même » pourrait s’intituler « Être soi-même, quel bonheur » car pour l’auteure c’est une condition sine quo none pour être heureux. Tout le long du livre, elle relève des étapes qui jalonnent le parcours d’une personne qui cherche à être elle-même. Comme préliminaire du livre, l’auteure s’attelle à définir ce qu’est le « moi », pour cela elle fait une synthèse de ses connaissances et cite plusieurs personnes comme Sigmund Freud et Carl Gustav Jung entre autres.

« Qu’est-ce alors que ce moi qui change et s’échappe dans une multitude de moi ? Être soi-même est-ce choisir un de ces moi, ou bien tenter de retrouver, au-delà de ces moi éphémères, la face innocente d’une vérité engloutie mais toujours présente ? »
– Denise Desjardins

Le livre se découpe en trois parties :
– 1ère partie : Au sujet du bonheur.
– 2ème parties : Au sujet de la connaissance de soi.
– 3ème parties : Être soi-même selon la tradition chinoise néo-taoïste.

Elle s’inspire dans le livre et cite l’enseignement de trois courants majeurs : De la philosophie de l’antiquité, au néo-taoïsme et du Vedânta de l’hindouisme. Trois visions d’époques et de civilisations différentes que l’auteure fait tendre vers le même but. Celui d’être. L’enseignement le plus présent, et celui dispensé par son maître spirituel, Swâmy Prajnânpad qui se base sur la directive : « arracher les masques ».

« Celui qui voit à la fois l’égalité des choses et leurs différences et qui vit en accord avec lui-même, sans tenir compte de l’opinion des autres, est finalement un homme qui vit libre et autonome. On peut alors, en accords avec certains courants philosophiques, l’appeler un homme heureux. »
– Denise Desjardins

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Aperçu du livre « La révolution épigénétique »

Sur la première de couverture de « La révolution épigénétique« , quelque chose est marqué en gros (preuve de son importance !) : Votre mode de vie compte plus que votre hérédité. Euh. On ne le savait pas déjà ? Une chose très importante qui fait partie intégrale du mode de vie, c’est l’alimentation. Selon ce que l’on mange, notre durée de vie se rallonge ou au contraire, se raccourcie. La déception est totale quand finalement les conseils pour améliorer son mode de vie sont vus et revus pour ceux qui s’intéresse un peu aux recherches sur la longévité (et les zones bleues).

Les 5 conseils sont :

  • Manger moins gras, moins sucré, moins salé, moins copieux, plus varié.
  • 30 minutes d’exercice physique.
  • Gérez votre stress par la respiration et la méditation.
  • Cultivez vos liens sociaux avec vos amis.
  • Prenez du plaisir à ce que vous faites.

Surtout que les personnes du livre s’emballent en disant que « modifier » nos gènes est finalement facile. Il suffit de changer ses habitudes. Ce qui, de mon point de vu, est très difficile. Voilà, j’expédie le négatif en début d’article. Attaquons nous maintenant au cœur du livre : l’épigénétique, qu’est-ce que c’est ? Je ne vais pas rentrer dans des termes techniques que je ne maîtrise pas. Ils sont peu nombreux dans le livre, ce qui le rend « digeste » pour le profane que je suis. L’idée de l’épigénétique, c’est que nous ne sommes pas prisonnier de nos gènes. Notre vie influence leur évolution et notre descendance. Et ça, c’est beau. Et culpabilisant aussi.

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Aperçu du livre « Kundun – Une biographie du Dalaï-Lama et de sa famille »

« Kundun – Une biographie du Dalaï-Lama et sa famille » sort pour la première fois à Londres en 1997, détail important car j’ai acheté ce livre dans le rayon « nouveauté » mais en fait c’est une réédition qui ne prend pas en compte les 21 dernières années. Pour être précis, cela s’arrête même en 1995. Cela n’enlève tout de moins rien à la qualité de ce livre que j’ai trouvé intéressant et bien documenté, ce qui, sur une période de presque 70 ans, n’est pas évident disons le clairement.

Ce livre a été écrit par Mary Craig, journaliste et écrivain Britannique qui a rencontré à plusieurs reprises le Dalaï-Lama et sa famille, ce qui amène des témoignages de premier ordre pour ce livre. Toutefois, au grand regret de l’auteure, elle n’a pas pu rencontrer la mère du Dalaï-Lama. Une très grande femme qui a donné naissance à 3 « Tulkus » (réincarnation d’un maître ou d’un lama disparu) et qui d’après les témoignages, fait vraiment preuve d’une très grande compassion envers tout le monde. Son père, par contre à une image peu reluisante, le succès lui est très vite monté à la tête après la nomination de son fils.

Ce qui m’a donné envie de lire ce livre, c’est le livre d’Alexandra David-Néel « Mystiques et magiciens du Tibet« . Les coutumes des Tibétains et surtout les réincarnations des Lamas m’ont grandement intéressé. Réalité ou fiction ? Les personnes reconnues comme des réincarnations n’ont pas tous des souvenirs de leurs vies précédentes. Ce qui est le cas de deux des frères du Dalaï-Lama qui ont été reconnus comme des Tulkus et qui ont abandonné leur titre de moine.

« Je ne néglige pas la possibilité de la réincarnation. Nous avons effectivement un passé et nous aurons un avenir. Mais je trouve très hasardeux de choisir une personne en particulier comme réincarnation d’une autre personne. Après tout, ce système ne s’est développé qu’au Tibet, et tardivement. Aussi, pour beaucoup de raisons, j’éprouve à ce sujet des sentiments mitigés. »
Tendzin Choegyal, frère du Dalaï-Lama et 16e Ngari Rinpoché.

Le livre se découpe en quatre parties :
– L’enfance et les parents de Kundun avant d’être reconnu comme la réincarnation du 13ème Dalaï-Lama.
– L’enfant devient le 14ème Dalaï-Lama.
– L’occupation militaire par la république populaire de Chine qui débute dans les années 1950.
– L’exil des membres de la famille de Kundun et d’une partie du peuple Tibétain.

J’ai beaucoup appris sur le Dalaï-Lama, ce qui a définitivement fait tomber en moi une quête de perfectionnement que je cherchais dans l’image du sage. Même le Dalaï-Lama se met en colère, mange de la viande et a été, à certains moments, un petit garnement dans sa jeunesse. Réincarnation ou pas, nous venons dans ce monde en tant qu’humain, et nous ne pouvons pas aller au-delà des limites des prédestinations de notre corps physique (même si nous pouvons l’entraîner durement). La mythologie grecque nous a déjà durement mis en garde si nous voulons nous faire égaux des Dieux. Cela se finit toujours mal.

« Plus je me concentrais sur la compassion à la fin des années 1960 et au début des années 1970, plus je devenais patient, moins j’étais enclin à la colère. La colère vient parfois encore en moi, mais ce n’est plus que comme un éclair, cela ne dure guère. »
– Entretien de l’auteure avec le Dalaï-Lama en 1995.

Certaines parties du livre peuvent remettre complétement en cause notre foi en l’humanité. Comment réussir à rester calme, à prôner la non-violence alors que son peuple se fait massacrer et humilier ? Comment continuer à avoir un discours de paix, quand chaque décisions que l’on prend peut avoir des répercussions dramatiques sur tout un peuple ? Je comprends maintenant pourquoi il a eu le Prix Nobel de la Paix.

« Les népalais trahirent leurs promesses aussitôt que les Tibétains eurent commencé à déposer les armes. Il saisirent toutes les propriétés tibétaines et arrêtèrent les guerriers qui avaient déjà rendu les armes. »
– Apparemment il est plus important de tenir des bonnes relations avec les états qui ont plus de pouvoir (le Népal envers la Chine), quitte à trahir ses promesses.

Si j’ai un conseil à donner pour la lecture de ce livre de 570 pages, c’est de prendre un papier et un stylo avec vous. Les noms tibétains sont pas facile à retenir et il est courant pour un tibétain de changer 3 ou 4 fois de nom dans sa vie. Ce qui sera fréquent dans ce livre.